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Jeudi 29 septembre 2005
La fin du pétrole, si éloignée soit elle, n'est pas un catastrophe en soi, au contraire.
 
Pour faire bref, car beaucoup d'inepties sont entendues à ce sujet, il s'agit de comprendre que l'extraction du pétrole aura une fin et qu'il devient nécessaire de repenser au moins une partie, si ce n'est la totalité des modes de fonctionnement de notre société.
Bien évidemment, il s'agit d'un mutation complexe et profonde.
Mais, cela ne veut pas dire non plus obligatoirement que cette mutation doit s'accompagner de privations.
Il s'agit plutôt de repenser nos modes de vie, nos habitudes de travail, nos interactions avec les autres.
 
Je vous encourage à lire un article plutôt interessant sur ce sujet : La crise du pétrole actuelle ...
 
Ce que j'aime bien dans cet article est que l'auteur souligne les bons côtés de la décroissance associée.
En effet, quand on entend parler de décroissance, on associe souvent cela à un retour en arrière de la civilisation, à une déconstruction du modèle actuel.
Pour passer outre la critique systématique de certains, et y trouver les bons côtés, cela devient parfois difficile.
La décroissance telle qu'en parle les casseurs de pub est vraiment intéressante, mais radicale. Ce qui fait qu'elle est difficilement applicable au niveau d'une société entière (Comment imaginer qu'un abruti de haute volée suppôt de la croissance homme comme "Sa Majesté le Baron Ernest Antoine Sellières" s'aligne sur un modèle du genre : j'abandonne la voiture, la télé, le frigidaire, les transports en avion, etc ... parce que ça abîme la planète et que ça ne profite pas à l'ensemble de la société, mais aux nantis comme moi!).
 
Bref, la décroissance peut (et doit) exister et dans le cadre du pétrole, elle est autant souhaitable qu'impérative ...
 
J'entendais encore ce matin, la "nouvelle profession de foi de Thierry Breton", un autre abruti notre ministre de l'économie disant que la croissance serait au rendez-vous en 2007.

Opposez ceci au dernier paragraphe de l'article d'Alain Lefebvre précité :
"Honte sur ceux qui ne savent que réclamer "un retour de la croissance"... Ceux-là n'ont pas compris qu'on était en train d'en crever de cette croissance à tout prix. Il faut profiter de la profonde remise en question des méthodes de production que cette crise de l'énergie va nous imposer pour organiser la décroissance.
La décroissance n'est pas la récession. La décroissance, c'est reprendre en main notre façon d'évoluer vers le mieux plutôt que de nous laisser entrainer vers le "toujours plus" qui une impasse dangereuse."
 
La messe est dite !
Par Jeremiah - Publié dans : Société
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