Lundi 7 février 2005
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Je viens d'avoir connaissance d'un article tiré du courrier des lecteurs du Nouvel Obs:
TBWA, RTT et licenciements
"Je dirige une PME de 1800 salariés, dans la vraie vie. Ici, à l'époque de la loi Aubry, en concertation avec les salariés, nous avons mis en place les 35 heures sans diminuer les salaires de nos employés. Nous avons ainsi créé dans un effort de solidarité nationale 10% d'emplois en plus de nos effectifs, soit environ 180 emplois nouveaux, toutes choses égales par ailleurs. Si demain le gouvernement autorise nos salariés à se faire payer les RTT plutôt que de les consommer, même si seulement un sur deux de nos employés fait ce choix, nous devrons licencier 80 personnes. Pour faire plaisir à quelques grands patrons du Medef et à grand renfort de démagogie sur le thème "travailler plus pour gagner plus", le gouvernement va relancer le chômage. Il ne nous reste donc plus qu'un espoir : que Raffarin supprime les indemnités de licenciement sinon non seulement nous allons licencier 80 personnes mais en plus nous devrons financer le coût de ces licenciements en coupant dans nos autres dépenses : repousser les augmentations de salaire, ne pas embaucher même en cas de croissance de nos revenus, augmenter nos prix...
C'est sans doute cela qu'ils appellent la relance, merci M. Raffarin."
Gérard CICUREL, directeur général TBWA-France.
A la lumière de ceci, et outre le fait que je n'ai pas pu vérifier ces infos (et oui, je ne suis pas un lecteur assidu du nouvel obs, comme de tous ces autres torchons qui font croire qu'il reste un minimum d'opinion en France), cela ajoute à la médiocrité politique ambiante et la vision à court terme d'une économie qui est avant électorale avant d'être tournée vers la société (humaine, je veux dire).
Et c'est un patron qui parle ...
Ca me rassure sur un point, il n'y a pas que des niais qui peuvent être à des postes de direction. Pour combien de temps encore ...
TBWA, RTT et licenciements
"Je dirige une PME de 1800 salariés, dans la vraie vie. Ici, à l'époque de la loi Aubry, en concertation avec les salariés, nous avons mis en place les 35 heures sans diminuer les salaires de nos employés. Nous avons ainsi créé dans un effort de solidarité nationale 10% d'emplois en plus de nos effectifs, soit environ 180 emplois nouveaux, toutes choses égales par ailleurs. Si demain le gouvernement autorise nos salariés à se faire payer les RTT plutôt que de les consommer, même si seulement un sur deux de nos employés fait ce choix, nous devrons licencier 80 personnes. Pour faire plaisir à quelques grands patrons du Medef et à grand renfort de démagogie sur le thème "travailler plus pour gagner plus", le gouvernement va relancer le chômage. Il ne nous reste donc plus qu'un espoir : que Raffarin supprime les indemnités de licenciement sinon non seulement nous allons licencier 80 personnes mais en plus nous devrons financer le coût de ces licenciements en coupant dans nos autres dépenses : repousser les augmentations de salaire, ne pas embaucher même en cas de croissance de nos revenus, augmenter nos prix...
C'est sans doute cela qu'ils appellent la relance, merci M. Raffarin."
Gérard CICUREL, directeur général TBWA-France.
A la lumière de ceci, et outre le fait que je n'ai pas pu vérifier ces infos (et oui, je ne suis pas un lecteur assidu du nouvel obs, comme de tous ces autres torchons qui font croire qu'il reste un minimum d'opinion en France), cela ajoute à la médiocrité politique ambiante et la vision à court terme d'une économie qui est avant électorale avant d'être tournée vers la société (humaine, je veux dire).
Et c'est un patron qui parle ...
Ca me rassure sur un point, il n'y a pas que des niais qui peuvent être à des postes de direction. Pour combien de temps encore ...





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