Lundi 5 septembre 2005
Ayé !
Déjà parti en vacances, déja revenu ... triste réalité que celle du travail ... à la chaîne! Bon j'exagère un peu c'est vrai, mais c'est un autre sujet.
Il ne m'en a pas fallu beaucoup pour écrire aujourd'hui.
Pour les plus assidus, je me suis branché sur ma radio "favorite" et j'ai attendu... pas longtemps.
Premier reportage : le prix du pétrole.
Il parait qu'en Angleterre, le prix de l'essence à la pompe risque de dépasser la livre sterling au litre. Ce qui pose problème car la majorité des pompes n'étaient pas prévu pour cela (tiens, ça me rappelle vaguement le fameux bug de l'an 2000 :o)).
Conséquence en France : nos chers ministres s'interrogent sur la hausse du pétrole et le ministre des transports de dire que nous entrons désormais dans l'ère de "l'après pétrole" !
Tiens donc, rien que ça. Alors que cela fait des années que des groupes (groupuscules) écolos, des scientifiques un peu en marge, des associations et mouvements populaires, et même des journaux (l'excellent Politis par exemple) en parlent et que jamais je n'avais vu jusqu'alors le moindre écho à tout cela dans les médias de masse.
Je pourrais donc dire : Enfin ! Une prise de conscience au plus haut niveau de l'état ?
Eh ben non !!! Car s'il n'y a plus de pétrole, qu'à cela ne tienne, nous ferons marcher nos bagnoles à l'électricité. Cette chère électricité nucléaire que nous savons si bien produire avec notre important parc de centrales nucléaires,
Par contre avec cette vision à (très) court terme, on oublie allègrement ces jolis déchets dont nous ne savons même pas quoi faire.
On oublie que en temps de réchauffement climatique comme l'été 2003 (vous vous rappelez la canicule ?) le niveau des fleuves avait suffisament baissé pour avoir quelques craintes sur le refroidissement de ces centrales.
On oublie que l'uranium est aujourd'hui une matière non renouvelable et qu'il y aura aussi à ce rythme dans quelques années/décennies/siècles une pénurie telle que celle projetée du pétrole, et que les principale ressource d'uranium sont aussi dans des pays qu'il faudra aller "civiliser" comme en Irak ...
Le ministre parle de faire tomber les tabous du moteur diesel en France, et le non-dit des lobbies pétrolier pour s'intéresser à l'électricité dans les voitures.
Une technique qui ne marche pas encore : problèmes d'autonomie, de capacité, de stockage et que sais-je encore.
Soyons fous, allons droit dans le mur !
Au lieu de ça, personne ne parle (et surtout pas le gouvernement, le ministre et tous les autres) de favoriser des transports en commun, le ferroutage (combiner train+camions), de développer des économies plus locales et moins globales, d'arrêter et/ou de limiter les gros consommateurs de pétrole (en vrac : courses autos, transports et meetings/défilés aériens, navettes spatiales, ...)
Personne ne parle aussi des moteurs qui marchent naturellement sans pétrole.
J'ai rencontré une personne il y a une semaine qui fait tourner sa 405 diesel à l'huile de friture à 100% !!!!
Je vous donnerais le lien ultérieurement, mais il est un fait que TOUT moteur diesel (y compris celui de ma voiture) peut marcher sans aucune modification mécanique avec un mélange composé au minimum de 30% d'huile de tournesol et 70% de gazole.
Ca pollue un peu moins que le gazole, ça ne rejete pas de gaz à effet de serre, et si on utilise de l'huile de friture (huile de tournesol déjà utilisée par un restaurant par exemple, puis filtrée) le coût de production est nul, le recyclage est total, et le coût financier est nul aussi si vous négociez correctement ...
Il va me falloir un article complet là-dessus pour tout vous expliquer, mais une chose est sûre, c'est que je vais faire les tests pour m'y mettre ;o)
Deuxième reportage : une maison de retraites de curés va être détruite qqpart en France pour laisser place à une maison médicalisée toujours pour des curés.
Le diocèse est le commanditaire de cette transformation. Bien sûr, les curés actuellement hébergés gueulent et mettent en avant une rentabilité pour l'église.
Le vicaire interrogé fait valoir que grace à cette transformation, des curés retraités ayant des revenus plus modestes que d'autres pourront désormais trouver une maison de retraite.
Ce qui m'interroge c'est que je ne pensais pas que les curés avaient des revenus différents selon ce qu'ils ont fait.
De plus, cela confirme bien le fait que l'eglise (et plus largement le Vatican) est rentré de plain pied dans un système d'économie de marché. Au lieu de se cantonner à notre espérance ...
Ce qui est rigolo aussi, c'est que quand on parle de l'Eglise en France, on ne parle des curés que handicapés ou à la retraite. C'est peut-être là qu'ils sont le mieux ... pour nous :-P
Amen.





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